PASHMINA
LES ORIGINES GEOGRAPHIQUES

LE LADAKH

La fibre de Pashmina trouve ses origines dans la région Indienne du CHANGTHANG. 

Cette dernière occupe la partie méridionale du Territoire de l’Union du LADAKH, au sud-est de sa capitale LEH.

La région du Changthang représente l’extension occidentale du plateau tibétain du même nom. Bien que sa superficie soit d’environ 98 000 km2, le Ladakh ne compte que 135 000 habitants. 

Au fil des siècles, de nombreux Tibétains se sont installés ici (notamment dans les parties centrale et orientale). Ceux-ci sont essentiellement divisés en deux groupes, les bergers Changpa et les Tibétains sédentaires. 

Les premiers, dont les tentes sont visibles au milieu de grandes étendues arides, sont nomades. Ce sont eux qui élèvent les célèbres chèvres Pashmina depuis au moins le 8e siècle. Les derniers sont installés dans des villages le long des rivières. 


LE PETIT TIBET

Egalement appelé le “Petit Tibet”, le Ladakh est une vaste région semi désertique froide de la Péninsule Indienne. De fait, un des plus hauts plateaux habités du monde. Or, cette région reculée est dépositaire d’une myriade d’influences culturelles, religieuses et linguistiques de l’Inde continentale, du Tibet et de l’Asie centrale.

Elle est dominée au nord par les montagnes du Karakorum et au sud par la chaîne de l’Himalaya.

Une région majestueuse où se côtoient entre autres, montagnes grandioses et déserts froids, sommets enneigés et lacs bleu ciel, immenses vallées et glaciers parmi les plus vastes au monde, après ceux de la région polaire.

 En résumé, une région où les paysages impressionnants nous apprennent l’humilité et nous invitent à la contemplation. 

UNE REGION INACCESSIBLE...

A une altitude moyenne de 5300 mètres, les hivers sont longs et rudes et enregistrent par conséquent des températures négatives trois mois par an, de décembre à février (jusqu’à -30° à Kargil et -50° à Dras). 

Dans cette région aride, balayée par des vents glaciaux, les précipitations sont relativement rares (environ 50 mm par an). Les cours d’eau, les cascades et les lacs gèlent et la vapeur d’eau, glacée et cristalline, se transforme en une multitude de formes élaborées. 

Les températures polaires, les couches de glace et les chutes de neige fréquentes rendent cette région du monde particulièrement inhospitalière et inaccessible d’octobre à mai. Par temps clair et ensoleillé, lorsque les températures dépassent les 20°, le soleil est brûlant. Par ailleurs, le taux d’aridité et l’absence de précipitations entraînent une végétation clairsemée et un paysage désertique régulièrement frappé par des tempêtes de sable.   

... MAIS JAMAIS ISOLEE

La principale voie navigable au Ladakh est la rivière Indus, une des sept rivières sacrées de l’Inde, dont la source se trouve au mont Kailâs au Tibet.

Le Ladakh possède également le plus grand lac naturel du pays le Pangong Tso. Avec ses 150 km de long et ses 4 km de large, son eau cristalline et ses milles nuances de bleu, le lac est de fait un trésor naturel à 4.250 mètres d’altitude.

Mais malgré sa situation géographique et son inaccessibilité, le Ladakh n’a jamais été isolé. Principalement en raison des liens commerciaux,  établis au fil des siècles, avec les régions voisines du Cachemire, de l’Himachal, du Tibet, de l’Asie centrale et enfin du Sinkiang.

Avec ses monastères isolés, ses hameaux pittoresques, son air pur et son atmosphère sereine, le Ladakh possède une beauté immaculée qui inspire le respect.